Soyez conscient de vos capacités mentales

Trop souvent, nous fonctionnons à partir de croyances inconscientes – je suis trop vieux pour apprendre une nouvelle compétence professionnelle ou personne ne voudra jamais être dans une relation avec moi – sans être conscient de la façon dont elles nous empêchent d’essayer certaines choses. Lorsque nous sommes poussés par des émotions inconscientes comme la peur, la tristesse ou l’inquiétude, cela peut diminuer notre énergie et nous faire sentir condamnés ou accablés, ce qui nuit également à notre agence.

Cet essai est adapté

En prenant conscience de la façon dont vos émotions et vos croyances dirigent votre pensée, influencent votre comportement et affectent votre jugement, vous pourrez naviguer dans la vie avec plus de confiance. Bien que la découverte de ces pensées et émotions intérieures puisse demander un effort, le fait de s’auto-réfléchir davantage vous aide à garder les pieds sur terre en ralentissant votre processus de réflexion. Par exemple, essayez de vous reprendre la prochaine fois que vous vous sentirez en colère contre vous-même. N’acceptez pas automatiquement cette émotion néfaste ou, pire, ne la ressassez pas. Au contraire, faites une pause et interrogez-vous. Pourquoi est-ce que je me sens ainsi ? Est-ce que je me mets trop de pression ? Peut-être que mes croyances et mes attentes doivent être ajustées. Commencez par ralentir vos pensées. Respirez lentement et profondément. Mettez-vous dans un endroit calme. Relâchez consciemment la tension qui s’accumule dans vos muscles. Ces techniques simples vous détendront et vous permettront d’être plus conscient de vous-même. Cela renforce votre action en vous rendant plus responsable de ce que vous ressentez et pensez.  Vous pouvez lire davantage dans le livre de Formation Dr.Olivier Madelrieux.

En apprenant à reconnaître nos émotions et nos pensées intérieures, à les nommer et à les laisser nous traverser, nous pouvons exercer une plus grande maîtrise de soi, ce qui contribue également à renforcer notre autonomie.

Vérifiez votre intuition

Pensez à l’intuition comme à une connaissance intérieure profonde qui se compose de millions de points de données que notre cerveau a observés au cours de notre vie. Utilisée à bon escient, elle peut donner un formidable coup de pouce à notre créativité et nous aider à prendre des décisions importantes, augmentant ainsi notre niveau d’autonomie. La plupart d’entre nous connaissent les sentiments viscéraux et instinctifs à l’égard des personnes ou des choses, comme lorsque vous rencontrez un nouveau patron et que vous sentez tout de suite qu’il est mauvais. Lorsque vous vous trouvez dans des situations impliquant des exigences sociales peu claires et peu d’indices pour vous y retrouver, ce type d’intuition peut vous être utile. Toutefois, vous devez veiller à ne pas confondre intuition et préjugés. Dans les situations où les émotions sont fortes, comme lors d’un entretien d’embauche ou d’un échange sur Tinder, par exemple, il est préférable de ralentir, de respirer, de prendre contact avec les autres et d’obtenir plus d’informations plutôt que de se fier exclusivement à des impressions rapides et automatiques.

L’intuition stratégique, un deuxième type d’intuition, est plus intentionnelle. Par exemple, vous décidez d’arrêter de penser à un problème particulièrement contrariant au travail et – pendant une longue course, sous la douche ou après avoir médité – une solution se présente.

Enfin, l’intuition « experte » survient après de longues périodes, parfois des années, de pratique d’une compétence particulière. Dans ce cas, les parties moins conscientes de votre cerveau sont capables de prendre le relais, à condition que vous restiez calme. Pensez à un pilote qui doit effectuer un atterrissage d’urgence et qui laisse son esprit et son corps agir selon les besoins, sans réfléchir consciemment à chaque étape.

Vous pouvez améliorer votre capacité à utiliser l’intuition pour prendre des décisions si vous apprenez à calmer votre esprit, à être plus conscient de ce que vous pensez et ressentez, et à écouter votre corps.

Délibérer, puis agir

Les personnes peu autonomes se heurtent à des obstacles courants lorsqu’elles essaient de prendre des décisions judicieuses. Il se peut qu’elles remettent à plus tard, qu’elles soient obsédées par les détails ou qu’elles s’inquiètent excessivement pendant le processus ; il se peut qu’elles manquent de confiance et qu’elles aient peur du risque ; il se peut aussi qu’elles pensent trop vite et qu’elles agissent par impulsion.

Lorsqu’il s’agit de prendre une décision importante, comme celle de déménager ou de faire progresser votre carrière, il est utile de s’arrêter et de réfléchir d’abord. Mettez-vous dans un environnement propice à la réflexion et à l’exploration, et assurez-vous que vous avez le temps et que vos émotions sont calmes. Ensuite, concentrez-vous suffisamment sur le problème en question pour clarifier votre objectif principal et les enjeux. Il est également utile de poser des questions ouvertes et de recueillir des faits pertinents.

Il est bon de générer beaucoup d’options au début, en s’assurant que vos pensées ne sont pas guidées par des émotions fortes ou des préjugés. Ensuite, vous pouvez élaborer un plan pour vous-même sur la base de ces options, en mettant par écrit vos pensées et vos décisions. Ce plan doit simplifier vos options et intégrer les faits les plus importants. À ce stade, laissez votre esprit se reposer et laissez votre intuition remonter à la surface. Mettez votre plan de côté et revenez-y un peu plus tard pour le réévaluer, en y apportant les modifications nécessaires.

N’oubliez pas qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une certitude absolue pour agir. Les personnes de haut niveau commenceront à agir si elles sont sûres à 80 % ou plus. Ne réfléchissez donc pas trop avant d’agir. Vous pourrez toujours réévaluer la situation plus tard, si nécessaire.

Avoir plus d’autorité signifie prendre la responsabilité de votre vie. La prochaine fois que vous sentez que quelque chose se passe autour de vous – ou en vous – qui n’est pas normal, ne l’ignorez pas et continuez par réflexe. Faites preuve de discipline pour vous arrêter, prêter attention